La rue pavoisée

 

 

 

 

Exposition Sophie et Maxime Le Meillour
La rue Pavoisée
le 15.09 jusqu’au 9 novembre 2016
with Mabrouk Hosni Ibn Aleya et Mina Sidi Ali## ❤
(grand merci a Malcolm F. LalibertéLorie Bettiol, le 23 Poitiers, pour leur aimable accueil en résidence & leur soutient.)
Love youso much*

Sophie & Maxime Le Meillour dévoilent, à l’occasion de la Nuit des Bains Septembre 2016, « La rue pavoisée », leur première exposition collective, avec la collaboration d’ Hélène Boizeau , François Copeau et Malcolm F. Laliberté. Dans l’arcade Go Out ! raisonnera la citation de Guy de Maupassant

« Chacun de nous se fait donc simplement une illusion du monde, illusion poétique, sentimentale, joyeuse, mélancolique, sale ou lugubre suivant sa nature ».

Prélude:

L’idée n’est pas neuve.
Juillet 1906
Raoul Dufy réalise 2 tableaux de la rue des Drapiers à Paris
pavoisée pour la fête nationale.
Abondance de bleu, rouge et blanc,
la fête bat son plein.
Là où d’autres auraient restitué la vibration colorée des drapeaux tricolores,
lui présente des masses inertes,
organisées en aplats,
vacant sur le devant de la toile.
Acclamation républicaine de la souveraineté
ou simple approche fauviste de la peinture?

Les portes automatiques se referment hermétiquement derrière vous
avec un léger chuintement.
C’était un étrange milieu,
aussi raffiné qu’ impitoyable.
Un espace dont la grosse clé
brune de rouille
renferme une exposition.
Conçue selon la volonté souveraine d’un sans papier,
elle délimite en réalité
un espace où l’ordre juridique est suspendu.

20000 lumens plus tard…
un drapeau apatride se voit flanqué aux abords de la rue du Diorama à Genève.
Du drapeau on ne garde que son ombre et son courant d’air.

MLM

http://sophielemeillour.ch/

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http://www.maximelemeillour.com/

http://intisu.com

/http://debthole.tumblr.com

/http://nachleben.tumblr.com

/http://edenocube.tumblr.com/

Performance sonore agencée dès 20h avec JPE / Hervé Moire du label WARM qui laisseront libre court aux fruits d’une collaboration inspirée par l’imaginaire suscité par l’environnement sonore quotidien enregistré via de nombreuses prises de sons en intérieur et extérieur (field recordings). Ces sources étant ensuite transformées et agencées avec diverses autres sources acoustiques, électroniques ou électriques. Une imbrication de textures sonores où électroacoustique, drone; électronique minimaliste tissent une trame narrative. En découle des samples de séquences de films décontextualisés et des photographies abstraites qui s’imbriqueront aux projections que Sophie Le Meillour réalisera sur les oeuvres de Maxime. Une expérience aussi immersive que désarçonnée.

Mabrouk Hosni Ibn Aleya

Cette île Mon corps cover art

#

Se pencher sur la démarche de Maxime Le Meillour revient indubitablement à se référer au postulat de Djalāl ad-Dīn Muḥammad Roumi «La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s’y trouve». A ce titre, ses œuvres se veulent comme un miroir placé pile face à ces mêmes fragments. S’en dégage une vérité qui existe uniquement à travers les perceptions illusoires qu’elle alimente. Ce néant qui ne brille qu’à travers l’éclat de ses parures, Maxime le dénude avec l’allégresse d’un soudard qui arrache les haillons d’une coureuse de rempart. S’ensuit une orgie de sacrilèges dans laquelle raisonne le manifeste cannibale de Picabia, un décrassage universel ou la rugosité du Rien est érigée en valeur absolue.

Mabrouk Hosni Ibn Aleya

#

Détonnant dans le paysage genevois, Sophie Le Meillour est à l’image de ses pièces maîtresses : une série d’atomes aussi survoltés que surchauffés, oscillant entre fusion et fission. Disséquant l’espace de ses pointillés, ses oeuvres se présentent comme une captation d’un univers éclaté, à partir duquel s’entrouvre une parenthèse figée. Laissant le spectateur dans l’expectative, l’impact escompté s’efface pour laisser place à un ensemble harmonieusement perché dans une délicieuse apesanteur.
Electrique, elle est l’antinomie même de statique, à la fois photographe, VJ, illustratrice et vidéaste. Cette longue liste témoigne de l’hyperactivité de cette diplômée de la HEAD. Du Mapping Festival à Genève aux Nuits sonores à Lyon en passant par Lost Paradise en Australie, c’est dans l’arcade Go Out! que Sophie le Meillour plante aujourd’hui, aux côtés de son frère Maxime, l’étendard de l’exposition « La Rue Pavoisée ».

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